Il ne faut pas nécessairement attendre la fin des négociations
Tenter de parvenir à un accord est généralement souhaitable. Mais les négociations ne devraient pas laisser l'enfant sans contribution pendant une durée indéterminée.
La rétroactivité prévue par l'art. 279 CC permet notamment au parent agissant dans l'intérêt de l'enfant de tenter de trouver une solution amiable avant d'ouvrir une procédure, sans perdre immédiatement les droits relatifs aux mois précédents.
Cette protection reste toutefois limitée à une année. En cas de blocage, de refus de transmettre les documents financiers ou de promesses continuellement repoussées, il peut être nécessaire de saisir l'autorité plutôt que d'attendre indéfiniment une convention.
Même si la loi autorise une rétroactivité pouvant remonter jusqu'à une année avant l'ouverture de l'action, cela ne signifie pas qu'il soit opportun d'attendre. Plus la procédure est engagée rapidement, plus il est généralement facile de reconstituer la situation financière, de réunir les preuves nécessaires et de limiter les difficultés pratiques.