Pourquoi une fourchette plutôt qu'un chiffre unique
Le calculateur affiche une fourchette entre deux repères : les besoins réels documentés pour l'enfant quand ils sont saisis, et la part théorique issue de la répartition par grandes et petites têtes, retenue en principe sans preuve d'un besoin particulier[3]. Le Tribunal fédéral rappelle qu'une part d'excédent ne doit pas financer indirectement le parent gardien, surtout quand les revenus des parents sont très inégaux[4], ce qui est le cas ici. Un chiffre unique donnerait une fausse précision.
Dans ce dossier, la fourchette frôle le montant retenu par la Cour, à quelques francs près. C'est plus parlant qu'un chiffre unique, proche ou éloigné d'une seule valeur.
Un écart plus discret : la part fiscale de l'enfant
La Cour intègre dans les charges de chaque enfant une part de l'impôt du parent gardien, calculée au prorata individualisé du revenu attribuable à chaque fille : 35 CHF pour A.T., 55 CHF pour B.T., 90 CHF au total. Le calculateur applique la même méthode proportionnelle, validée par le Tribunal fédéral[5], ancrée sur l'impôt réellement déclaré par la mère et répartie individuellement entre les deux filles : 52.83 CHF pour A.T., 55.13 CHF pour B.T., 107.96 CHF au total. L'estimation par barème de la hausse d'impôt due à la pension et aux allocations reçues donne ici un montant un peu plus élevé que celui retenu par la Cour pour ce dossier précis. Il ne s'agit pas d'une différence de principe, mais d'un écart entre une formule générale et une estimation ad hoc propre à ce dossier, dont la méthode exacte n'est pas détaillée dans l'arrêt. C'est ce qui explique que la fourchette se situe juste au-dessus de 510 CHF plutôt que pile dessus.